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BILAN DES 10 ANS DE L'ASSOCIATION « SOPHIE »

 

 Nous n’avons repris que les points les plus importants, qui montrent le chemin parcouru depuis sa création.

 

Il est utile de rappeler qu'aucun de nous, « à cette date» ne connaissait le travail social, ses formations, ses financements.

 

Nous avons fait de nombreuses rencontres : avec des syndicats, des enseignants, des élèves, des directeurs d’établissements, d'enseignements, d'organismes comme l'ANAS (Association Nationale des Assistants de Service Social), des personnes siégeant au Conseil supérieur du travail social, d'autres ayant des responsabilités au Conseil Général de Seine Maritime.

 Ces rencontres nous ont permis de comprendre les différentes activités au sein du travail social et ses modes de financement.

 Parallèlement nous nous sommes fait connaître :

 Interview sur Radio France, Paris Normandie.

  • Articles dans des journaux spécialisés : Regards – Journal de l'Action Sociale, Actualités Sociales hebdomadaires, Lien Social
  • Réunions d'information auprès des élèves de 1’ I D S de Canteleu.
  • Distributions de tracts à 1’I D S de Canteleu et à 1’I F EN du Havre, ce qui nous a permis de dialoguer avec les élèves.

 

Forts de tous ces échanges, dialogues et de nos nouvelles connaissances dans les métiers du travail social, nous avons créé « LA CHARTE DU STAGIAIRE », document que nous souhaitions voir signé et annexé aux contrats de stage. Cette charte reprenait les devoirs de chacun : élève, employeur, école, les uns envers les autres, afin de prévenir le risque d'accident dû à la mauvaise « utilisation » du stagiaire.

 

Cette charte fut diversement accueillie dans le milieu du travail social.

 

D'un côté, enseignants, employeurs qui ne voient pas pourquoi les choses changeraient ! les risques du métier sont devenus tout à fait banalisés.

 

De l'autre, les élèves qui, âgés d'une vingtaine d'années, ont l'attitude normale de leur âge ! « Je sais, je connais, y a pas de danger, il faut bien faire sa propre expérience ! ».

 

Toutefois, cette charte a été soutenue par la CFDT, la CGT, la CGC, par l'ANAS et par 9 présidents de Conseil Général ainsi que par différents élus (maires, députés et sénateurs).

En Seine Maritime, nous avons réussi à ce que le Conseil Général prenne cette charte en compte et elle est depuis signée avec les contrats de stage dans les établissements financés par lui.

 

Nous employons le terme « nous avons réussi » car il aura fallu pour cela, nombre de rencontres et d'interventions. Parallèlement, cette charte a été citée en exemple dans le livre du Conseil Supérieur du Travail Social qui traite de la violence, paru en 2002.

 Ensuite, nous avons continué notre travail en récupérant partout en France différents types de conventions de stage. Leur lecture nous a effaré et nous a fait découvrir l'ampleur du travail qui restait à faire.

 Nous avons donc fait un travail de fond sur ces conventions et sommes arrivés à éditer une convention de stage type. Cette convention reprend les préconisations du Conseil Supérieur national du Travail Social, le tout respectant le droit du travail.

 

Cette convention a été très largement diffusée (Syndicats, enseignants, direction de l'IDS, I'AFORTS)(Association des formateurs en travail social) Les réponses sont peu satisfaisantes : en résumé, chaque partie voudrait supprimer ce qui les dérange, surtout les points qui apportent plus de sécurité pour les élèves,

 

La communication de la convention de stage et son explication restent notre principal travail jusqu'à son adoption.

 

En parallèle à ces travaux

 II a été créé un site INTERNET que nous faisons évoluer au fur et à mesure.

  • De nombreux dossiers ont été envoyés à des étudiants qui ont choisi le thème de la violence pour leur thèse.
  • Nous avons fait évoluer nos statuts afin de pouvoir nous porter partie civile si un stagiaire était victime d'agression.
  • Nous avons participé à des conférences sur la violence auxquelles nous avons été invités (I'ANAS à PARIS, l’IRTS de CAEN).

Le Conseil d’administration.

 

Pour la famille de Sophie, le soutien moral qui lui a été apporté depuis 10 ans et surtout pendant le procès, lui a été très bénéfique.

Le sentiment d’utilité à l'intérieur de l'association « SOPHIE » a été, et est encore libérateur de la pensée.

 

Famille Ade